Développement Social

Tous au boulot

  • Créer des chantiers participatifs où chacun peut servir les autres.
  • Proposer à la justice que les peines TIG (Travaux d’Intérêts Généraux) immédiates soient réalisées pour la ville dès la première peine
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Presse

Enjeu Majeur ou Bataille perdue

Source : La Provence

La peur gagne notre ville ! Après l’hôpital et Canto-perdrix c’est Font Sarade qui subit un épisode sanglant de montée de la violence liée au commerce parallèle.
Depuis quelques années, la chute des « Barons locaux » a vu l’apparition de réseaux tenus par des jeunes hyper violents, en perpétuelle concurrence, le tout dans une spirale mortifère.

La réponse répressive ne doit pas être éludée mais ne peut être l’unique réponse à apporter. Notre pays est un des plus répressifs d’Europe en ce qui concerne l’usage de cannabis et c’est pourtant là où il y a le plus de consommation.

41 % des adultes Français (15/64 ans) ont consommé pour une moyenne européenne de 26, 3 % (source OCDE 2018).
Chez les 15-34 ans, 14,5 % en Europe, 3,5 % en Hongrie et 21,5 % en France.

Il s’agit donc d’un phénomène plus global et plus complexe, face auquel il convient de définir une politique de la ville cohérente dans ses objectifs et dans sa durée agissant sur les causes pour associer répression et prévention.

Le projet doit agir non seulement sur les vendeurs mais aussi les consommateurs, pour les vendeurs les caractéristiques sociales sont similaires au plan national : « un cumul des fragilités économiques, familiales, culturelles en milieu urbain ».

Et bien sur l’étude du CEREQ pour l’académie AIX-MARSEILLE souligne je cite :

« le cas du Canton Martigues-Ouest incarne la situation économique et sociale dégradée de cet ensemble (l’académie) de canton les plus à risques » en donnant des chiffres éloquents :
Taux d’habitants couvert par le RSA 25% pour 6,1 % au plan national, nombre important de chômeurs, de non diplômés, CSP défavorisés, etc.
Cela n’excuse en rien le trafic et la violence, cela permet de comprendre pour agir et accompagner un changement.

Le MoDEM Martigues avec son président du département, M. Miloud Boualem, proposent des actions de prévention applicables à Martigues :

  • Créer une école associative de parents, pour aider ceux qui ont des difficultés à accompagner leurs enfants dans l’apprentissage,
  • Ouvrir les établissements scolaires en dehors des heures de cours à la demande éducative des citoyens (addiction, trafic, santé, citoyenneté, votre ado fume un joint…),
  • Créer des espaces inter–qualifiants avec l’aide du CEREQ pour prévenir l’implication des jeunes dans le trafic et expliquer les enjeux cachés aux consommateurs,
  • Renforcer la vidéo-surveillance dans certains quartiers (car l’investissement est onéreux) en complément d’un dispositif humain,
  • Soutenir les associations d’aide aux victimes dans leur démarche de soutien et d’accompagnement psychologique et social,
  • Créer des unités de blocage dans les quartiers en formant des citoyens pour détecter les trafics, sans oublier de les écouter, les soutenir et les accompagner.
  • Modifier l’environnement des quartiers par la création d’entrées et sorties distinctes et d’espaces collectifs animés et occupés.
  • Ainsi que des actions de répressions,
  • Enraciner les forces de sécurité de surveillance et de prévention sur le terrain,
  • Demander la désignation d’un sous-préfet dans nos quartiers sensibles pour coordonner les actions de l’état avec obligation à résidence,
  • Instaurer avec l’aide des services de la justice une réparation immédiate avec des mesures éducatives strictes pour chaque premier délit.

Notre ville doit réunir en urgence le CLSPD (Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance) et l’élargir au plus grand nombre soit habitants des quartiers, commerçants, retraités, actifs, éducateurs, étudiants, partenaires institutionnels…. afin que tous nous puissions ne pas baisser les bras et protéger les enfants de MARTIGUES.

THIERRY BOISSIN,

Responsable MoDEM MARTIGUES

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